Je suis une glaneuse de mots et d’images, de lumières. Une chercheuse de l’intime. "Samblik” [Lichen en estonien] est le nom d’un mala créé par Flora Douville et dans lequel je me suis reconnue instantanément; Comme un appel de la Terre, brut et simple. Ce champignon est un révélateur de pureté en son milieu. Je me sens à cet endroit de  vérité et de transformation. Le corps – boussole - est central dans ma démarche et mon apprentissage. Je m’interroge sur sa capacité à nous guider. L’oralité et la maïeutique sont au coeur de ma pratique. L’écoute. Je m’imagine gardienne d’histoires, à l’enquête d’une part enfouie en nous, vibrante - donneuse de vie en chacun (e). Les images, le son, la parole - le vivant - sont mes espaces de création. La plupart des projets que je partage, naissent de rencontres, de désirs communs et d’(im)pulsions de vie. 

 

Formée en Lettres et Cinéma, puis en Politiques culturelles de la Ville, je coordonne pendant 10 ans la mise en oeuvre du projet culturel universitaire de La Rochelle. Nous co-créons avec les lieux et les acteurs “du territoire”, j’apprends sur le terrain et je m’amuse follement à inventer - l’émancipation, déjà en fil rouge. En 2012, je démissionne. L’appel du large. Je vis alors ma propre ‘insurrection’ en écho au roman de Jeanne Benameur que nous accueillons alors. Je voyage, je troc mes compétences au profit de pratiques artistiques et corporelles. Cinéma, spectacle vivant, je travaille sur les décors ou à la mise en scène. Je me forme en prise de vue, prise de son et montage; En écriture radiophonique à Louis Lumière, auprès du GdRA. En 2014, je pars en Grèce avec la cie les Âmes fauves, comme regard extérieur. Premiers tournages, premières tentatives d’écriture personnelle. Depuis, j’ai précisé ma démarche, tissé de nouvelles toiles relationnelles. J’ai enfanté.

Rendre à chacun la lumière qui lui revient, voilà là un moteur essentiel à mon quotidien.